Déroulement de L'accident

Déroulement de L'accident
C'est dans la salle de commande du réacteur No 4 que seront prises toutes les décisions clé du drame, le réacteur étant entre les mains de trois hommes. Ceux-ci effectuent un test de sureté, ordonné par le gouvernement, visant à controller le bon fonctionnement de la centrale dans la cas d'une panne de courant, qui serais causée par une attaque militaire (guerre froide).

00h30: Le chef de l'équipe (Dyatloff) et ses deux collaborateurs principaux ne sont pas d'accord sur la puissance minimale à maintenir dans le réacteur. L'ambiance est par ailleurs plutôt tendue.

Ce que les ingénieurs ignorent, c'est que le réacteur souffre d'un grave problème de conception: Il est très instable lorsqu'il fonctionne à faible puissance. Les directives d'utilisation prescrivent une puissance entre 700 et 1000 mégawatts. Dyatloff décide de le faire descendre jusqu'à 200 mégawatts, ne tenant aucunement compte des remarques de ses subordonnés. La baisse de puissance devient difficilement controlable lorsqu'un réacteur de ce type tourne a si bas régime.

Les subordonnés n'ont pas tellement protesté. Ils avaient tous un poste de prestige leur permettant de faire bien vivre leur famille et étaient des travailleurs obeissants, désireux de garder leur travail.

Vers 00h35, un premier incident se produit: une baisse du niveau d'eau. Etant habitué à ce genre de faits, on en tient pas compte.

Vers 00h40, le réacteur s'arrête de fonctionner. Une décision est alors prise par dyatloff, ayant de graves conséquences: retirer les barres qui controllent la réaction en chaîne. Les subordonnés protestent, en toute conscience du danger; mais ses menaces les amènent à exécuter son ordre.

La puissance augmente à nouveau, à la grande satisfaction de Dyatloff.

00h52. Un signal d'alarme retentit: une nouvelle baisse du niveau d'eau.
01h10. Encore un signal d'alarme. Le niveau d'eau du réacteur est cette fois-ci trop bas.

Le réacteur est devenu une vraie bombe à retardement, mais l'équipe ne se doute toujours pas de ce qui les attend. Les barres de controlle sont toujours partiellement a l'intéreur du coeur qui commence à surchauffer. Deux ouvriers travaillent par ailleurs tout près de celui-ci.

01h21: le test commence, consistant à couper l'alimentation de la grande turbine pour la laisser tourner sur son propre élan pendant 40 seconde, après quoi seront rallumées les générateurs de secours. Par ce test, on vise a savoir si la turbine tournant au ralentit continuera à alimenter suffisamment les pompes à eau destinées à refroidir le réacteur. Sans ces pompes, le réacteur surchaufferais comme une énorme bouilloire dont toute l'eau se serait évaporée.

01h23: l'alimentation de la turbine est coupée. L'eau se transforme en vapeur. la pression est telle qu'elle soulève les barres de combustibles pesant 350 kilos chacunes. La puissance monte de façon incontrôlable.

On déclenche l'arrêt d'urgence et les barres de contrôle sont descendues mais il est déja trop tard. Les barres de combustible se disloquent et le couvercle du coeur du réacteur se soulève après une première explosion.Un peu plus tard, une deuxième explosion plus puissante se produit et le couvercle de protection du réacteur,pesant 2000 tonnes, se soulève...

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# Posté le lundi 23 octobre 2006 06:44

Modifié le mercredi 25 octobre 2006 13:35

La liquidation du réacteur No4

La liquidation du réacteur No4
26 avril: Quelques minutes après la deuxième explosion, Les pompiers sont appellés. Une trentaine de pompier sont opérationnels à l'aube, mais face à la dimension de l'incendie, les tonnes d'eau déversées sur le brasier n'auront quasiment aucun effet.

Tous mourrurent dans d'atroces souffrances les semaines suivantes, mortellement irradiés.

8 heures après le drame, le président gorbatchef n'est encore que très peu informé: Un accident, un incendie... Pas un mot sur les explosions. Les conséquences de cette mauvaise information furent particulièrement dramatique. A Pripiat, ville située à trois kilomètres de la centrale, la vie suit son cours; les enfants continuent de jouer dans les squares. Les habitants s'étonnent tout de même de la présence de militaires masqués un peu partout dans la ville.

C'est les comptes rendus des mesures de la radioactivité qui amena le gouvernement à prendre des mesures. Dans l'urgence, Gorbatchef crée une commission gouvernementale composée des plus grands spécialistes du nucléaire du pays.

20 heures après l'explosion, les habitant de Pripiat ne savent toujours rien, et aucunes mesures ne sont encore prises.

30 heures après l'explosion, on commence à distribuer des comprimés de Iode (contre la radioactivité) et la ville est évacuée.

Le nuage a déja parcouru 1000 kilomêtres sur la Bielorussie et des pluies chargées de particules radioactives chutent alors sur les pays baltes. Près des centrales nucléaires de ces pays, on constate alors des concentrations anormales de radioactivité, qui trahissent le fait qu'un accident majeur s'est produit.

60 heures après le drame, aucune information officielle n'en fait état.

Ce n'est que trois jours après l'accident que les satellites européens et américains découvrent le réacteur éventré, et la fumée s'en échappant. C'est un peu plus tard que l'URSS informe le monde. Mais les 1200 tonnes de magma incandescent continuent de cracher des litres de gaz dans l'air depuis le chaudron infernal.

On envoie alors des pilotes d'hélicoptère pour déverser des tonnes de sable et de bore pour stopper l'hémoragie de gaz et pour éteindre l'incendie nucléaire. La tâche est très difficile car les pilotes ne peuvent descendre plus bas que 200 mètres en raison de la chaleur; de plus, même à cette hauteur la radioactivité est assez élevée pour irradier mortellement un homme en moins de 30 minutes. Certains effectuerons 33 vols dans la journée. Après quelques missions, ceux-ci vomissent.

6 jours après le drame, les autorités encouragent la population à participer à la fête du premier mai (fête du travail) malgré que de nombreux endroits aient été contaminés par des pluies radioactives. Le peuple est maintenu dans l'ignorance. L'évènement fut une parade de la mort.

Le 7ième jour, l'exode de la population continue. Tous les habitants situés dans un rayon de 7 km sont évacués, puis par la suite, tous ceux situés dans un rayon de 30 km.

Cependant, sous les tonnes de sable de bore, et des autres matériaux recouvrant le réacteur, le magma brûle toujours et d'inquiétantes fissures apparaissent à la surface du couvercle. Il menace par ailleurs de faire fondre la dalle de béton en dessous de laquelle se trouve l'eau déversée par les pompiers au lendemain de l'accident. Si 1400 kg du mélange uranium-grafite s'était infiltré sous la dalle, un explosion de 3 a 5 mégatonnes se serait produite, soit plus de 300 fois celle d'Hiroshima. On décide de sacrifier encore des pilotes pour qu'ils déversent du plomb, des pompiers pour vider le dessous de la dalle de son eau... Plus de 600 morts.

Le plomb ne fera que retarder le processus. Puisque le feu brûle toujours, on envoie des hommes dans l'abysse, par des tunnels d'accès. Un véritable parcours du combattant, puisqu'un partie des tunnels sont obstrués. Le magma risque alors de s'infiltrer dans la nappe phréatique alimentant tout le pays en eau.

10 000 mineurs sont alors envoyés pour creuser une galerie de 150 mètres, ce à 12 mètres de profond dans un chaleur de 50 degrés, de sorte à contruire une dalle de béton sous le réacteur. Un quart d'entre eux n'atteindra pas les 40 ans.

Suite à venir...

# Posté le lundi 23 octobre 2006 08:25

Modifié le mardi 24 octobre 2006 16:34

Le mensonge d'état de la République

Le mensonge d'état de la République
La France, grand producteur d'énergie par le nucléaire, a menti à son peuple suite la l'arrivée du nuage radio actif dans ses terres, le 29 avril 1986.

Jeudi 1er mai 1986 : pratiquement toute la France est touchée par le nuage radioactif. Toutes les installations nucléaires détectent une importante radioactivité et en informent le SCPRI.

Vendredi 2 mai 1986 : le Pr Pellerin, directeur du SCPRI, diffuse à de nombreux destinataires un communiqué qui affirme que "les prises préventives d'iode ne sont ni justifiées, ni opportunes" et qu' "Il faudrait imaginer des élévation dix mille ou cent mille fois plus importantes pour que commencent à se poser des problèmes significatifs d'hygiène publique". Voir 27 février 2002

Vendredi 2 mai 1986 : différentes mesures, en particulier concernant l'alimentation, sont prises dans de nombreux pays européens (Pologne, Danemark, Norvège, Finlande, Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Italie, Grèce etc.). L'Italie met aussi en place un contrôle de contamination à ses frontières, dans le but évident de refouler les produits contaminés venant de France où aucune mesure n'a été décidée.

Dimanche 4 mai 1986 : la France saisit la Commission européenne, estimant que "les mesures italiennes constituent des entraves non justifiées aux échanges".

Lundi 5 mai 1986 : alors que la Commission européenne envisage des mesures sanitaires, la France exige un vote "à l'unanimité" et empêche toute décision contraignante. La population n'est bien sûr pas informée de ces tractations en coulisse.

Mardi 6 mai 1986 : le ministère français de l'Agriculture diffuse un communiqué "historique" : "Le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l'accident de la centrale de Tchernobyl"

Jeudi 8 mai 1986 : note confidentielle du ministère des affaires étrangères pour Matignon, expliquant que la France a "obtenu un adoucissement des mesures de contrôle" envisagées par Bruxelles et "surtout que les contrôles de radiation soient faits dans les pays exportateurs et non dans les pays importateurs"

Samedi 10 mai 1986 : au Journal télévisé de TF1, le Pr Pellerin finit par avouer que les mesures de radioactivité étaient anormales dès le 30 avril. Mais il continue de prétendre qu'aucune décision particulière n'était nécessaire.

-sources: sortir du nucléaire.org-

# Posté le mardi 24 octobre 2006 16:45

Effets des radiations

Effets des radiations
La gravité dépend de deux facteurs: l'intensité du rayonnement radioactif et le temps que la victime y est restée exposée.

Les premiers effets se caractérisent par de violents vomissements et des diarrhées, suivis d'une période de latence pendant laquelle la victime ne ressens pas de douleur. Il s'en suit des symptômes plus conséquants, tels que des rougeurs et des brûlures comparables à un violent coup de soleil. Ces symptômes peuvent disparaître plusieurs jours voir plusieurs semaines puis réapparaître, puis a nouveau disparaître..., ainsi de suite. La guérison totale de la peau peut prendre plusieurs semaines à plusieurs années.

En revanche, si la victime a subi l'attaque de rayons pénétrants, la moelle osseuse va être attaquée, la chair brulée profondément et de terribles douleurs seronts ressenties. La victime en mourra probablement, consécutivement à des infections et des hémorragies internes.

# Posté le mercredi 25 octobre 2006 13:56

Modifié le lundi 30 octobre 2006 09:10